Patrimoines religieux

Patrimoines religieux

L’église Notre Dame de Tous les Saints

L’Eglise Notre Dame de Tous les Saints doit son titre liturgique à un choix de reliques remarquablement accumulées par les abbés et conservées dans des reliquaires magnifiques. La façade a subi de nombreux remaniements que les abbés restaurateurs ont rappelés en apposant leurs écussons un peu partout, en particulier à la porte d’entrée.

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L’église primitive construite au XIIe siècle était encore romane comme en témoigne le plein-cintre des fenêtres, mais la voûte et le toit furent assez tôt victimes des intempéries. Dès 1411, l’évêque Jean de Bertrand prescrivait des réparations urgentes. L’abbatiale reçut alors une voûte où le berceau s’abaissait en anse de panier dont il reste une partie au sanctuaire. Quant à la décoration originelle, il n’en reste presque plus rien.

Le baptistère avec son dôme en bois sculpté de la Renaissance et son auge de pierre de 1503.

Le chœur a été orné au XVe siècle des merveilleuses stalles sculptées qui se sont admirablement conservées. Les panneaux latéraux représentent, à côté de Saint Jean-Baptiste et de Saint Jean l’Evangéliste, les artistes ou les donateurs sur un fond de coquilles évoquant les pèlerins. On y voit aussi des figures allégoriques vivantes et naïves : un guerrier et un sauvage. Mais le travail le plus admirable est cette guipure flamboyante, découpée en plein bois à la manière d’une dentelle, d’une finesse et d’une légèreté exceptionnelles. On ignore le nom de l’auteur de cette merveille, qui dut réaliser également le confessionnal de la sacristie, dont la grille reproduit un dessin emprunté aux stalles.

Oratoires, chapelles et calvaires

Chapelles, oratoires, calvaires et croix jalonnent les routes du village. Ce sont les témoins de la foi simple et solide de nos ancêtres qui vivaient pauvrement, mais qui fournissaient souvent terrain, matériaux, argent et main-d’œuvre pour que Dieu ait sa maison au cœur de leur vie.

Les Chapelles

Ces chapelles ont été restaurées grâce à l’association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Entremont qui aujourd’hui poursuit son action dans la préservation des trésors de l’Eglise.

Chapelle du Regard

La chapelle du Regard fut construite en 1842 pour commémorer la venue de St François de Sales au hameau du Regard en 1607. On peut y lire une inscription latine et sa traduction : « A Dieu très bon, très grand. Il était une antique chapelle qui fut détruite pendant la Révolution. Les Habitants ont élevé celle-ci depuis les fondations de leur piété, leurs dons et leur travail, en l’honneur de St François de Sales. Année 1842. Réparée en 1924 et 1981 ».

Chapelle de la Rivière

La chapelle de la Rivière fut construite en 1850. Elle est dédiée à la Visitation de la Vierge Marie.

Les oratoires

Les oratoires étaient le plus souvent destinés à garantir la protection d’un lieu contre les catastrophes naturelles : avalanches, glissements de terrain ou crues, mais aussi incendies et orages dévastateurs. La commune d’Entremont compte plusieurs oratoires de styles très variés.

Cloches de l’Eglises

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Le clocher abritait avant la Révolution jusqu’à quatre cloches, il en abrite aujourd’hui plus que deux. La plus grande date de 1607, alors que Thomas Pobel était à la tête de l’Abbaye.

C’est cette même année que Saint François de Sales, alors évêque, faisait sa visite pastorale. Il y a donc fort à parier que c’est lui qui eut le privilège de bénir cette vénérable cloche fondue par J.P. Colone.

 Ce fondeur, probablement Italien, a fondu l’année suivante le « bourdon » de la collégiale de La Roche-sur-Foron. Depuis 1852, une cloche Paccard tient compagnie à notre cloche abbatiale. Plus aiguë d’un demi-ton à peine, elle possède le même diamètre que sa « grande » sœur. Véritable rareté pour les passionnés de cloches, elle permet de prouver que la tonalité d’une cloche ne se fait pas qu’avec le diamètre, mais aussi avec le profil et l’épaisseur de la cloche.